samedi 21 juillet 2012

Cruz del Sur


Voilà, je suis de retour dans une auberge de jeunesse. Ne vous inquiétez pas, il n’y a pas eu de chicane entre moi et Thiago ou Ruben. Quelques problèmes familiaux ont fait en sorte que la cousine de Thiago est arrivée à l’improviste chez lui, et donc il ne restait plus vraiment d’espace pour moi.
Jolie déco (photo du site officiel)
Je suis donc maintenant à l’auberge Cruzdel Sur, qui est vraiment charmante avec des décorations en bois rond qui donnent un petit feeling d’autenticité au tout. Je dors dans une chambre avec 3 lits superposés. De plus, j’ai enfin un internet rapide qui va me permettre de recommencer à communiquer avec la famille sur Skype.

À Cerro Castor, les conditions de neige se sont vraiment détériorées. Il a plu mardi et mercredi, le tout suivi de températures québécoises pour le reste de la semaine (c’est-à-dire : glaciales).  Résultat : 1000 acres d'une patinoire digne d’un gigantesque Red Bull Crashed Ice. J’ai eu beau prendre mon snowboard de free ride et m’assurer qu’il soit aussi aiguisé qu’un couteau de cuisine, rien à faire : je n’arrive pas à m’amuser en tentant de carver** sur de la glace bleue…
J’ai tout de même fait quelques rencontres durant les journées de ski cette semaine, comme un médecin brésilien parlant anglais, français, espagnol et portugais, ainsi que son fils étudiant en médecine. Ils m’ont offert une bière et nous avons eu de très intéressantes conversations sur la médecine, le système d’éducation et la grève étudiante entre autres. En effet, le mouvement étudiant s’est étendu jusqu’au Brésil alors que pourtant l’éducation y est gratuite. Cependant, le système d’éducation publique y est sous-financé et ne peux pas du tout concurrencer avec les écoles privées qui sont d’un coût exorbitant.

Panorama de Cerro Castor, avant le glaçage...
Vendredi soir, c’était le Jour de l’Amitié. Thiago m’a invité à une Parrillada au restaurant la Rueda avec ses collègues de travail. Bon, je ne comprenais presque rien quand ils se parlaient en espagnol entre eux, mais j’ai fait de mon mieux. J’ai bien apprécié la soirée un peu trop arrosée de vin… Ensuite, nous avons fait un petit tour au casino où j’ai rapidement perdu mon budget de 20 pesos et nous avons terminé la soirée avec une petite bière au le Dublin, qui était plein à craquer pour l’occasion. Le Dublin est un pub de style irlandais bien sympathique, décoré avec des d’innombrables bouteilles de bières, un peu comme mon premier appartement… Peur ceux qui connaissent, ça peut un peu faire penser au Lion Pub à Lennoxville, mais en plus petit.

Paysage depuis le sentier au Parc
Samedi j’ai décidé d’aller visiter le parc national de la Terre de Feu au lieu de skier. J’ai fait une petite randonnée de quelques kilomètres, accompagné d’un voyageur français rencontré à l’auberge, afin d’observer le paysage. La marche fut toutefois très hardue en raison de la neige et de la glace qui recouvrait la plus grande partie du sentier. Pendant la marche, Antoine m’a parlé de son expérience. Ayant travaillé 6 ans et économisé un joli montant, il a décidé de prendre une année sabbatique afin de voyager. La liste des pays visités est impressionnante : Roumanie, Ukraine, Chine, Russie, Mexique, Pérou, Guatémala, Brésil, Costa Rica, Chili, Argentine, etc. J’en oublie sûrement le ¾, mais c’était tout simplement des exemples.
Joli Renard vu depuis le bus
Dans le parc j’ai aussi rencontré un groupe de 3 amis français (décidément ils sont partout) en voyage de 3 semaines en Argentine. Peut-être un peu plus fous que moi, ils dorment dans des tentes la plupart du temps… De plus, ils mangeaient gratuitement au petit restaurant à l’entrée du parc, ayant rendu service aux employés en les aidant à fendre et corder du bois. En résumé, je crois que c’est la journée du voyage où j’ai le plus parlé français.

Après une dernière journée de planche à neige dimanche, je vais prendre le bus lundi à 5h am en direction de Bariloche pour skier Cerro Catedral. Le voyage en tout devrais prendre environ 3 jours, mais devrait en valoir a peine à voir la quantité de neige annoncée à Cerro Catedral la semaine prochaine.



**Le carving, pour ceux qui s’y connaissent moins en sports de glisse, c’est une technique de descente en planche à neige ou en ski où on tente de manœuvrer la planche sans effectuer aucun dérapage. Le tout se fait donc sur les carres (les côtés), qui coupent, ou « carvent », dans la neige, laissant une trace très fine de la taille d’un traie de craie. La technique est plus difficile, nécessitant de l’angulation, de la flexion et beaucoup de contrôle, mais la descente plus rapide et très satisfaisante.

dimanche 15 juillet 2012

Chez Thiago et Ruben

Un assez petit appartement
Celà fait maintenant 5 jours que j'habite chez Thiego et Ruben, rencontrés grâce au site CouchSurfing.org. Ces deux amis sont co-propriétaires d'un assez petit logement à Ushuaia. Pourtant, l'appartement n'est pas petit parce qu'ils manquent de moyen: Thiago est superviseur d'une usine de fabrication de télévisions de Sony et Ruben est caissier. Cependant, les appartements sont incroyablement chers en Patagonie: plus de 5000 pesos pour cette petite habitation (plus de 1000$ par mois). J'ai bien essayé de les convaincre que je pouvais partager le loyer afin de justifier d'y rester presque 20 jours, mais ils sont beaucoup trop accueillants pour accepter. J'ai même essayé de faire la vaisselle et le ménage, sans succès...

Je dors sur un matelas à terre ici
Ici, je dort sur un matelas à terre dans la chambre de Thiago. Ruben est un excellent cuisinier, alors j'en profites quand il est là. De plus, c'est un endroit parfait pour améliorer mon espagnol. En effet, Ruben ne parle pas un mot d'anglais ni de français. Après seulement 5 jours, je commence à être capable de le comprendre (une fois sur quatre) et de lui répondre (je suis vraiment, mais vraiment fier de moi là). Cependant, il m'en reste encore beaucoup à apprendre. Je passe la plupart de mes soirées sur des sites d'espagnol (www.espagnolfacile.com) afin d'améliorer mon vocabulaire et apprendre les temps de verbe. 


Le bout du monde
De la crème glacée!!!
Du Dulce de Leche sur un muffin :P
Ils m'ont fait visiter le bout de la route d'Ushuaia, d'où on peut voir l'océan Antarctique et les montagnes du Chili et goûter à la délicieuse crème glacée Argentine et au Dulce de Lechee. Le Dulce de Leche, ou confiture de lait en français, c'est un caramel délicieux qu'ils utilisent sur la plupart de leurs desserts. C'est délicieux au point que j'en mets sur mes toasts à tous les matins. D'après moi, c'est leur équivalent de notre sirop d'érable. J'en ramenerai quelques pots dans mes bagages.

De plus, les matins Ruben me reconduis au centre-ville pour que je puisse prendre l'autobus qui m'amène à Cerro Castor. Malheureusement, Ruben est un très mauvais conducteur...

Pour ce qui est du snowboard, je continue à en faire presqu'à tous les jours. J'ai eu droit à de très jolies conditions: de la neige molle, de la poudreuse fraîche et même une journée bien québécoise à -20°C, parfaite pour le parc et les virages coupés. J'y ai rencontré d'autres gens bien sympatiques avec qui rider et peut-être avec qui sortir le soir plus tard dans la semaine. Un matin j'ai aussi rencontré un couple de Suisses dans les bus. Enfin, du français!!! Ils faisaient un grand tour de l'Argentine et étaient de passage pour quelques jours à Ushuaia pour visiter le parc national et faire un peu de ski.
J'ai aussi tenté d'obtenir un travail en tant qu'instructeur de snowboard, cependant mon espagnol n'était pas assez à point pour être utile: la plupart des clients parlent portugais et espagnol. Malheureusement, Cerro Castor reçoit très peu de touristes européens et nord-américains à cause de son éloignement. Cependant, cette petite recherche d'emploi m'a permis de parler à plusieurs instructeurs de ski du coin. J'ai appris que la plupart vivaient dans les auberges de jeunesse et prenaient les bus à tous les matins comme moi. De plus, j'en ai rencontré quelques-uns qui pratiquaient le ski hors-piste dans le "backcountry", c'est-à-dire dans les pistes qui ne sont pas desservies par les remontées mécaniques. Ce sera une expérience à essayer (de préférence plusieurs fois) cette été (ou hiver, je ne sais plus comment appeler ma situation).

Ce qui s'en vient? Je prévois rester encore une dizaine de jours à Ushuaia. Il y a une compétition le 22 juillet à laquelle je compte participer. De plus, avec Ruben et Thiago nous prévoyons visiter le parc national avant mon départ. Ensuite, je prendrai le bus pour Bariloche pour une ou deux semaines, puis Las Lenas pour une semaine, pour enfin terminer ma course où elle a commencée, à Buenos Aires.

dimanche 8 juillet 2012

El Fin del Mundo


Ça y est, j'y suis : Ushuaia. Le Bout du Monde. El Fin del Mundo. Car c'est bien sûr la ville la plus au sud de la planète. Cependant, y arriver ne fut pas de tout repos...

J’ai failli manquer mon avion. J’avais pris le métro pour me rendre jusqu’au terminus de Retiro, à 15 minutes en bus de l’aéroport Jorges Newberry, un plus petits aéroports pour les vols intérieurs. Je vous ai déjà dit que le système de bus était un enfer? J’ai passé 30 minutes à chercher l’arrêt de bus numéro 45 en direction de l’aéroport. Face à mon échec, je me suis encore retourné vers un taxi. J’ai été chanceux d’en trouver un de type « wagon » où j’avais assez de place pour transporter ma planche. Les pauvres Fiat habituelles n’auraient eu aucune chance…
L’aéroport était bondé et il ne me restait que 50 minutes avant le décollage. J’ai couru jusqu’au check-in, faisant trébucher plusieurs personnes avec mon snowboard par accident. « Lo siento! », « Disculpa! », « Permisso! » Je balançais ces excuses au hasard pour ne pas avoir l’air trop brusque.
Finalement arrivé au terminal, j’ai été agréablement surpris de ne pas avoir à payer de surplus pour les baggages. Je devrais revérifier le site web: peut-être qu’il y a une exception pour les vols en direction des centres de ski. Une fois les bagages remis, j’ai couru vers la porte 3, qui est en fait un bus nous conduisant jusqu’au bon avion sur la piste.
On commence à voir les Andes depuis l'avion :)
5 minutes plus tard, j’entends « El pasajero Larrrribe. Pasajero Larrribe? ». « Si? ». « The police thinks there is something illegal in your baggages, follow me ». Shit… J’espère que c’est rien et que je ne vais pas manquer mon autobus pour ça. Finalement, tout ça ce n'était qu'à cause de mes barres tendres qui avaient une allure suspecte au rayon-X. Ouf. Retour à l’avion, décollage, on est parti!
Dans l’avion, je souris. Ils font passer les Gags Juste pour Rire à l’écran. Je ne savais pas que c’était populaire jusqu’ici. C’est très drôle de reconnaître certaines rues de Montréal et les voitures du SPVM dans une émission à l’autre bout du monde.

Une rue d'Ushuaia
À l'auberge de jeunesse, ma chambre ressemble presqu'à l'hôtel!
15 minutes avant l'atterissage. On commencait à voir les montagnes, toutes couvertes de neige. J'ai pris des photos malgré l'interdiction d'utiliser les appareils électroniques durant l'atterrissage (que je suis rebelle!). L'aéroport est un des plus jolies qu'il m'eut été donné la chance de voir, avec plusieurs poutres en bois rond et autres décorations lui donnant une allure de chalet de ski. Un taxi, fourni gratuitement avec ma réservation à l'Auberge de Jeunesse, m'a conduit jusqu'à Ushuaia. Ça ressemble à une jolie petite ville côtière. Beaucoup de petites maisons, de chalets, de bâteaux de pêcheurs et d'établissements touristiques. Il y a même un casino! Je suis arrivée à Los Cormoranes, une jolie Auberge de Jeunesse du réseau HI hostels (hosteling international). Pour 70 pesos par jour (environ 16$), j'ai droit un lit confortable dans une chambre à trois lits simples avec une toilette privée. C'est presque comme à l'hôtel! Si je ne me trouves pas d'appartement, j'envisage sérieusement d'y vivre pour le prochain mois : ça revient à environ 500$, ce qui est raisonnable pour un appartement. Cependant, je dois absolument me trouver un amis avec un voiture: 15$ par jour pour le bus, ça commence être cher payé.
Je auis allé prendre une petite marche pour faire l'épicerie. Les fruits et légumes sont passés date, une chance que j'ai amené des multi-vitamines pour compenser! Je me suis donc acheté des trucs pour faire des sandwichs, des hot-dogs et des pâtes.
Le soir, petit tuning de snowboard: j'ai enlevé l'excédent de cire laissé pour protéger la base et les carres durant le transport.

Instructor de canada ;)
Le lendemain, j'arrives en courant dans le bus. Il est arrivé à 8h45 alors que la dame m'avais qu'il serait là vers 9h... J'ai enfilé mis mon stock de snow aussi rapidement!
Cerro Castor, le centre de ski local, est à environ 25 km. Arrivé là, je demande à la billeterie s'ils possèdent des rabais pour les moniteurs de ski. Après s'être informé, on me répond que oui: gratuit la première journée, puis prix des résidents d'Ushuaia par la suite. Nice! On me donne mon billet pour la journée. Dessus, il est écrit "instructor de canada". Ça me fait rire. 
La première remontée!

Première remontée. Cerro Castor est le plus jeune centre de ski de l'Argentine, il est donc très moderne: les portillons devant les télésièges me laissent passer automatiquement dès qu'ils détectent mon billet. Durant la remontée, je ne peux que m'émerveiller devant les magnifiques paysages: des montagnes et de la neige à perte de vue! On peut observer quelques anciens corridors d'avalanches sur les sommets environnants, mais pas d'avalanche récente. Je prend quelques photos et je sort ma caméra GoPro de mon sac pour l'installer sur mon casque. Merde! j'ai oublié de la recharger avant de partir! Les vidéos ce sera pour demain alors.
Il faut deux télésièges pour atteindre le sommet situé à une altitude de 1057 mètre: un dénivelé de 772 m. La base du mont étant très près du niveau de la mer, la première moitié est recouverte d'arbres, ce qu'on ne trouve pas dans les autres monts de ski dans les Andes.

La carte de Cerro Castor
Le paysage est tout simplement grandiose

Première descente. Je décides de m'aventurer dans la grande étendue de neige blanche qui fait sont aiguicheuse devant moi. Fuck les pistes damées, je suis pas venu pour ça! La neige a une consistance très solide. C'est de la poudreuse, mais compactée par des jours et des nuits de vents puissants. C'est la première fois que je ski ce type de neige, on n'en trouve pas au Québec. C'est comme un mélange de piste damée et de poudreuse : la neige est très dure, mais naturelle et sans traces de descentes précédentes. Ma planche s'enfonce d'à quelques centimètre. Je dois l'avouer, ce nouveau type de neige auquel je n'étais pas habitué m'a fait chuter dans les premiers 100 m de descente. Après un moment, je m'habitue: j'adore.
À la mi-montagne, les arbres commencent à apparaître et je décide d'entrer dans les sous-bois. Ici je suis en terrain connu : de la grosse poudreuse, légère à souhait, comme dans les sous-bois au Québec! On se croirait au Valinouët après une tempête de neige, sauf qu'ici les sous-bois ne sois pas aménagés: les arbres sont naturellement espacés.
Après deux descentes, je décides d'aller faire un tour dans le snowpark. Devant moi, se tiennent quatre magnifiques sauts, parfaitement découpés, près à m'accueillir. À la fin de la descente, le sourire me fend jusqu'aux oreilles!
Une descente avec Emanuel
En remontant dans le télésiège, je fais la connaissance d'Emanuel, un Argentin de Rio Grande qui passe souvent ses fins de semaines à Cerro Castor. Nous faisons quelques descentes ensembles. Malgré le fait qu'il ne parle pas anglais, on se comprend très bien: la passion pour le snowboard, c'est universel.
Il me présente à ses amis et ensemble nous passons la journée à déchirer le park et les pistes de poudreuse au sommet. Connaissant la montagne comme sa poche, il me montre plusieurs passages peu connus.
C'est super, je sais que je me suis fait un ami avec une voiture à qui je vais pouvoir têter des lifts de temps en temps. De plus, il connait peut-être des gens chez qui je peux loger.
Après une super descente, j'observe nos traces
De retour à l'auberge, je suis épuisé, raqué, fini, mort. Les cuisse me chauffent, mon dos élance et mon cou m'en veut. Pas grave, je suis heureux. Après souper, je recharge ma GoPro tout en cherchant Emanuel sur facebook. Il doit y en avoir 200... Heureusement, j'en vois un avec un photo de lui en snowboard avec un manteau très similaire. J'attend toujours qu'il accepte la demande... Bon, ben ça l'air que je vais devoir reprendre le bus demain! Au pire, je le croiserai dans le park. Sur ce, je vais me coucher, car une autre journée de fou m'attend demain!

samedi 7 juillet 2012

Pickpocket


Je suis dans métro à moitié endormi. Il doit être environ sept heures du soir. Je le prends à chaque jour depuis la résidence de Gustavo pour aller visiter les sites historiques de Buenos Aires. Les métros sont très pratiques à Buenos Aires; peu dispendieux (environ 2.50 pesos, soit un peu plus de 50 sous) et couvrant très bien la ville. Ce soir cependant, c’est plein et il fait vraiment chaud avec mon manteau d’hiver. Je mets mes mains dans mes poches de manteau par automatisme. C’est bizarre… Où est mon appareil-photo? TAB****K
Pourtant je me rappelle l’avoir utilisé juste avant d’entrer dans le métro. Je me suis servi pour me retrouver, car j’ai photographié la carte de Buenos Aires. C’est un petit truc pratique que j’ai découvert. Beaucoup plus pratique que de sortir mon Lonely Planet ou mes cartes de mon sac à dos. En plus, t’as l’air moins perdu. Ça peut aussi se faire avec un cellulaire pour ne pas du tout avoir l’air touriste.
Mais bon, quelqu’un a du profiter de ma somnolence pour subtiliser l’appareil de ma poche de manteau laissée ouverte. Je vais refermer le zipper la prochaine fois : j’ai retenu ma leçon.
Je crois que ce qui me fâche le plus dans tout ça, c’est de perdre les photos que j’avais prises. Plus de 200 photos prises pendant 2 jours à marcher de 5 à 7 heures par jour jusqu’à en avoir mal aux genoux. Cr***…

Regardez où vous mettez les pieds, il est facile de trébucher
Une chance, j’avais pris les photos les plus importantes lors de la première journée. Première chose que j'ai remarqué en sortant de chez Gustavo : toujours regarder où on met les pieds. Les gens ne remassent pas les crottes de leur chien et les trottoirs en dalle sont souvent inégaux et il est facile d'y trébucher. J’ai commencé par visiter le cartier San Telmo, un très vieux cartier de la ville rempli d’histoire et de bâtiments antiques. On y trouve aussi un grand marché intérieur avec plusieurs boutiques d’antiquités. C’était une journée pluvieuse et froide. Plus tard, n’ayant pas encore déjeuné, j’ai pris une pause dans le seul restaurant qui me disait quelque chose : un restaurant de crêpes. En commandant, je me suis vite rendu compte que le propriétaire était Français. Ah, quel soulagement de pouvoir parler français après tous ces maux de têtes pour tenter de me faire comprendre en espagnol! Il m’a parlé d’une rencontre mensuelle entre les Français de Buenos Aires qui aurait justement lieu le lendemain soir. Parfait, ça va me faire du bien de prendre une bière ou deux (ou plus encore) avec eux!
San Telmo

Marché intérieur à San Telmo




Après une délicieuse crêpe au Dulce de Leche et une joyeuse conversation à propos de la souveraineté du Québec, j’ai repris ma marche vers la Plaza de Mayo. C’est un petit parc historique ou se tenaient souvent les discours du président et les manifestations du peuple. Au alentours, on y trouve plusieurs monuments historiques : Banco de la Nacion, Casa Rosada et Cathedral Metropolitana. J’ai visité la cathédrale, magnifique en son architecture et richement décorée. À l’intérieur, on retrouve la tombe du General José de San Martin, un des héros les plus vénéré de l’Argentine pour son rôle dans l’indépendance de l’Argentine avec l’Espagne. J’ai aussi pris quelques photos de la Casa Rosada, la « Maison Rose », contenant les bureaux de la présidente. Historiquement, c’est depuis les balcons de la Casa Rosada que furent prononcés plusieurs discours enflammés par les politiciens du passé. J’ai ensuite visité le Museo del Bicentenario, situé derrière la Casa Rosada, afin d’en apprendre un peu plus sur l’histoire. Malheureusement pour moi, tout était en espagnol… Je vous laisserai soin d’aller visiter la page wikipedia de l’Argentine par vous même si vous voulez en savoir plus sur son histoire: Je ne crois pas être la bonne personne pour ça.
Plaza de Mayo


Casa Rosada
Cathedral Metropolitano
 

Museo del Bicentenario

Calle Florida
 Marchant vers le Nord, je suis entré dans le Microcentro, le cartier des affaires contenant la rue Florida, une grande rue piétonne remplie de boutiques, centres d’achats et marchés au puces en tout genre. J’ai fait quelques emplettes : un ceinture, une gourde pour faire du Mate (genre de thé très populaire en Amérique du Sud), des cartes postales et des lunettes de soleil de contrefaçon, ayant oublié les miennes à Chicoutimi. Pour le dîner, j’ai suivi les conseils du Lonely Planet qui recommendait une petite cantine pour goûter à de la parrillada pour pas cher. J’ai eu beaucoup de difficulté à la trouver, c’était vraiment petit. Pour 70 pesos (environ 15$), j’ai eu droit à une énorme assiette, sur un réchaud, remplie de différentes coupes de viandes de bœuf. C’était extrêmement juteux et goûteux : du paradis dans ma bouche. 100X meilleur que n’importe quel BBQ. Si vous allez en Argentine, c’est le plat que vous devez essayer. N’ayez pas peur de certains morceaux qui ont l’air peu appétissants (notamment des bouts d’intestins et des saucisses vraiment bizarres) : ils sont délicieux!
Parrillada
Au retour, j’ai traversé l’Avenida 9 de Julio, une des plus larges rues du monde (110 m de largeur) et photographié l’Obélisque de 67 m. Il est a noter que le 9 juillet est la fête de l'indépendance de l'Argentine. J’ai ensuite passé devant plusieurs autres monuments historiques avant de terminer ma course au parc de San Martin, après plus de 7 heures de marche. Arrivé à la maison, j’ai téléchargé les photos de ma caméra sur l’ordinateur.

Obélisque
Avenida 9 de Julio
Parc San Martin
Vue depuis le parc San Martin
La deuxième et la troisième journée, j’ai visité les cartiers de Recoleta et Palermo. Contrairement à mardi, j’ai eu droit au soleil, mais accompagné de températures plus beaucoup plus froides : entre 0 et 10°C en moyenne. Hey! On se croirait presqu’en été à Chicoutimi! Recoleta et Palermo sont des cartiers de la classe moyenne et riche. Les maisons et condos y sont très jolis, il y a une énorme piste cyclable et des parcs et de la verdure à en rendre jalouse la ville de Sherbrooke. J’y ai visité le Jardín Botanica et le Jardín Zooligica. Le jardin botanique était gratuit et remplis de chats et statues de personnages historiques. Ça valait le détour. Le Zoo cependant fut un gaspillage de mes 50 pesos. En hiver, plus de la moitié des animaux étaient manquants et ceux qui restaient étaient enfermés dans de très petites cages et semblaient très peu joyeux. Si vous voulez voir un zoo, tenez-vous-en au Zoo de Granby, sérieusement…
Le soir, je suis allé voir les Français de Buenos Aires qui se rencontraient dans un bar très bien caché à l'autre bout de la ville. Ça fait du bien de chasser le mal de tête qui te pogne après 3 jours à tenter de te faire comprendre en espagnol et en anglais… J’ai rencontrés plusieurs personnes avec qui je pourrai faire la fête lors de mon retour à Buenos Aires avant mon départ final. Ce fut une jolie petite soirée bien tranquille, à boire quelques bières avec du bon monde et manger des Quesedillas. Le retour fut un peu compliqué cependant. Les métros ferment tôt et le système de bus, détenant le record du plus grand nombre de lignes de bus par habitant (selon Gustavo), est un vrai enfer à utiliser. Après avoir attendu plus d’une heure pour ma ligne, j’ai finalement décidé de prendre un taxi. Tout de même, un taxi à 80 pesos contre un bus à 1.50 pesos, j’aurais préféré la deuxième option…
La troisième journée, j’ai repris ma longue marche dans le cartier Palermo et visité le Jardín Japonés et le Museo Nacional de Bellas Artes. Au Jardín Japonés, pour 15 pesos vous pouvez observer de très jolis arrangements, des bonzaï et des gros poissons Japonais. Le classique Japonais quoi! Ils font aussi de délicieux sushis pour environ 100 pesos (20$). Bon, vous me direz que pour quelqu’un qui vient visiter l’Argentine pour apprendre l’espagnol, c’est assez peu orthodoxe d’aller visiter un jardin Japonais, mais je vous répondrai que j’ai bien le droit de visiter ce que je veux, nananère! Au musée des Beaux-Arts, j’ai pu observer des œuvres de Van Gogh, Renoir, Monet, Gaughin et autre. Ok, je dois avouer, c’est vraiment pas mon truc… J’ai tenté d’avoir l’air connaisseur, en passant un temps respectable devant chaque tableau, mais je ne savais sérieusement pas quoi regarder… Je ne faisait que rechercher des blagues cachées dans les peintures (comme un pickpocket visible dans une des peintures). Bon, c’est quand même très joli, mais sans base solide en art et en histoire, je ne crois pas que c’est possible d’en profiter pleinement. Heureusement pour moi, cette attraction était gratuite. J’ai aussi tenté de visiter le cimetière comme Gustavo me l’avait recommandé, mais il était déjà tard : c’était fermé.
J’ai finalement marché vers le métro, avec des douleurs intenses aux chevilles, aux genoux et au dos de ces trois jours de marche. Malheureusement pour vous, les photos de ces deux journées se sont envolées avec l’appareil à ce moment! L’important reste les souvenirs qui sont gravés dans ma mémoire de ces superbes journées. Ça, aucun pickpocket ne peux me le prendre!

Ma chambre chez Gustavo
En résumé, si on exclus ce malencontreux incident, j’ai apprécié mon séjour à Buenos Aires. C’est une magnifique ville, chargé d’histoire et avec sa personnalité bien à elle. Mon séjour chez Gustavo s’est aussi très bien passé. C’est un homme à qui on peut faire confiance, et rempli d’hospitalité. Il m’a donné beaucoup de trucs sur les activités à faire et les monuments à voir à Buenos Aires, ainsi que sur le couchsurfing en général pour mes prochains voyages. Il m’a même offert un verre d’un bon vin Argentin !

Stats de Buenos Aires:
3 050 700 d'habitants (12 925 000 d'habitants pour son agglomération)
Superficie : 203 km carrés
Nombre de lignes de bus : 144
Revenu moyen: 18 000 $US

mardi 3 juillet 2012

38 heures


St-Adrien, 2:00 am
Incapable de dormir. Est-ce j’ai oublié quelque chose? J’y repense, je retourne les idées dans ma tête, mais ça ne me revient pas.  Ça doit être le stress. Au pire, je dormirai dans l’avion.

St-Adrien, 4:30 am
DRIIIIIIIIIIIIINNNNNNGGGG!!!!
Os** de cadran…. Laisses-moi dormir un peu…
Bon je me lève, c’est le temps de partir. Je fais les derniers préparatifs. Les trucs que j’avais oubliés me sont revenus à la mémoire ce matin. Je les met dans mon sac déjà surchargé puis je prends une petite douche.
On entre dans la voiture. Mes parents en ont fait une petite sortie familiale; je crois qu’ils sont un peu inquiets de me voir partir ainsi. Ils en profiteront pour magasiner un peu à Montréal après mon départ.
À l'aéroport, prêt à partir?
La voiture démarre, je m’endors instantanément.

Montréal, aéroport P-E Trudeau, 7:15 am
On sort le stock de la valise. J’attache mon petit sac Lavoie sur mon sac de planche pour ne pas avoir à le traîner. Mais qu’est-ce qu’il est lourd ce sac de planche! Moi qui croyait qu’avec des roulettes ce serait un jeu d’enfant à traîner! Le sac d’expédition est beaucoup plus pratique avec sa ceinture qui fait supporter tout le poids par les hanches.
J’arrive au contrôle d’AeroMexico, l’agent de bord commence à me parler en espagnol… Je ne comprends rien… J’espère que mes cours d’espagnol vont me revenir assez vite! On s’entend sur l’anglais pour converser. Finalement, le surplus de bagage n’est pas aussi dispendieux que je l’avais prévu : 50$ pour tous les trois vols au total.
Mes parents me rejoignent pour déjeuner. 2 œufs bacon, pour bien partir la journée!

Montréal, aéroport P-E Trudeau, 8:45 am
J’ai passé la sécurité et je me suis dirigé vers le quai d’embarquement. J’ai profité de la boutique hors-taxes pour acheter quelques souvenirs du Canada que je pourrai donner aux âmes charitables qui m’hébergeront durant mon voyage. J’acquiers aussi des patches du drapeau du Canada, car on est toujours sûr d’être bien accueilli ailleurs quand on est Canadien. J’espère que la destruction lente de notre beau pays par le gouvernement Harper ne transparaît pas trop à l’étranger…
J’essaie aussi de désactiver mon cellulaire pour les deux mois de vacances afin d’éviter de payer mon forfait pour rien. « Désolé, c’est réservé aux comptes entreprises »…  Cr***… Bon ben au moins j’aurai un cellulaire fonctionnel en cas d’urgence (mais coûteux en frais longue distance).

Montréal, vol 681 d’AéroMexico, 9:51 am
Départ dans 15 minutes. Tout le monde parle espagnol : les passagers, les hôtesses, le pilote. Décidément, l’immersion commence tôt! Je crois que je vais commencer à étudier mes livres d’espagnol maintenant…

Ciudad de Mexico, puerta 54, 4:14 pm
Le vol s’est bien passé. J’ai pu observer plusieurs jolis paysages de ma fenêtre. M’orienter à l’aéroport fut un petit peu compliqué cependant. Très peu d’agents parlaient anglais, j’ai dû me débrouiller avec de la gestuelle et les quelques mots qui me venaient à l’esprit. « Si! » « Buenos Aires! » « Gracias »… Ça se résume pas mal à ça…
Heureusement, j’ai pu retrouver tous mes bagages et les mettre sur les bons convois (enfin, je pense…)
Et maintenant? Le départ est à 8:25 pm, il reste 4 heures à passer. Ah ben tiens, c’est exactement la durée de pile qu’il reste sur mon portable. Je pars à la chasse au réseau Wi-Fi!!!

Ciudad de Mexico, Chilis Too restaurant, 5:18 pm
Une Corona! J’avais complètement oublié que c’était la bière nationale au Mexique. Bon, en attendant mon cheeseburger, c’est facebook time!

Ciudad de Mexico, puerta 56, 7:45 pm
« Larrivae Samouel, please reporrrt to gate 56. Larrivae Samouel, reporta en la puerta 56 ». Bon qu’est-ce que j’ai fait encore?
Un de mes bagages est n’est pas encore dans l’avion. J’espère que c’est la planche à neige, car elle je n’en ai pas besoin pour m’habiller…

Ciudad de Mexico, puerta 56, 9:05 pm
Le vol était sensé partir il y a de cela 40 minutes. Pourtant l’avion est visible de la fenêtre depuis plusieurs heures. Bon je ne me pose pas trop de questions, ça ne changera pas grand chose. De toutes façons, ils ont commencé à distribuer des cahiers à colorier aux enfants, j’imagine que j’en ai pour un bout…

Santiago de Chile, puerta 17a, 11:00 am
Je suis finalement arrivé au Chili. Le vol a été retardé de 3 heures, ce qui m’a fait manquer mon transfert. Résultat : J’arriverai à Buenos Aires vers 17h au lieu du 10h am prévu initialement.
Pour ce qui est de mes bagages, j’ai joué à la balle de ping-pong humaine entre deux compagnies d’avions qui me disaient toujours d’aller voir l’autre compagnie. On en est venu au consensus d’attendre d’être à Buenos Aires pour voir si mes bagages y sont avant de faire une plainte pour une recherche plus en profondeur.
Au moins, le voyage via LAN Airlines fut vraiment agréable. On dirait que les transporteurs en Amérique du Sud sont bien mieux équipés qu’au Canada : chaque passager avec son petit système de divertissement personnel où il était possible de choisir son film, d’écouter une télésérie (il y avait notamment the Big Bang Theory et les Simpsons), de faire une visite virtuelle des destinations touristiques ou de jouer à un jeu. Pour ma part, j’ai ré-écouté The Hunger Games, en espagnol cette fois-ci. Ça va finir par rentrer…

Buenos Aires, Ezeiza aeropuerto, La Pausa restaurant, 5:42 pm
Enfin, arrivé à Buenos Aires!
Le vol a été très court : à peine une heure et demie. Je me suis laissé avoir par le changement de fuseau horaire qui donnait l’allure sur le ticket que le vol en durait 2h30…
Aussitôt décollé, nous étions au-dessus de la Cordillère des Andes : de la neige à perte de vue! Il ne suffisait que de ça pour me rendre le sourire et oublier la mauvaise journée.
De la neige!!!
Une fois passé les montagnes, nous étions au-dessus de l’Argentine. Il est intéressant d’observer le contraste entre les paysages de ces deux pays. Contrairement au Chili très montagneux, l’Argentine semble avoir beaucoups de plaines et d’espaces verts.
Un fois atterrit, j’ai attendu mes bagages et, quelle surprises, il n’en manquait pas un! Toute cette inquiétude pour rien. Je vais enfin pouvoir me changer, ça fait quand même 36 heures que j’ai les mêmes sous-vêtements…
Il ne me reste plus qu’à prendre une navette vers le quartier résidentiel de Buenos Aires où Gustavo, un gentil hébergeur rencontré grâce à CouchSurfing.org m’y attend à partir de 20h. En attendant, je bois un « Café americano » (Si vous demandez juste « Café », vous allez avoir un Espresso).

Buenos Aires, chez Gustavo, 11:08 pm
Je suis présentement chez Gustavo qui m’héberge pour 3 nuit. Il habite une jolie maison sur deux étages. C’est très confortable. De plus, contrairement à ce que le site donnait à croire, je ne dors pas sur un divan, mais bien dans une jolie chambre tout équipée, avec un lit double, une télévision et le Wi-Fi. Ce qui rend la situation assez cocasse, c’est qu’il loue l’autre chambre 50$ la nuit. Il m’a dit de faire semblant que je payais aussi si l’autre locataire posait des questions…
Le chemin pour s’y rendre depuis l’aéroport fut toutefois plus compliqué que prévu. J’ai attendu jusqu’à 19h à l’aéroport car il m’avait dit qu’il terminait de travailler vers 20h. Ensuite, j’ai pris une navette jusqu’à la station de métro Retiro. Un bon samaritain est venu me proposer son aide. Il a dû remarquer que je tournais en rond… J’ai dû prendre deux lignes différentes pour enfin me retrouver sur l’avenue Valero. De là, je n’avais aucune idée où se situait la rue de Gustavo, car les cartes touristiques ne montraient pas cette partie de la ville. C’est ce moment qui fut le plus stressant de tout le trajet, en particulier car il faisait nuit et que je trimballais avec moi 120 lbs de matériel. Heureusement, j’ai vu au passage un livreur de pizza qui sortait d’un restaurant. J’ai réussi à lui demander les directions en espagnol (je suis vraiment fier de moi là!), et il m’a même redirigé plus tard alors que je semblais perdu et que justement il passait en scooter dans cette direction. Décidément, les gens sont très serviables ici! Après environ 1km de marche, j’ai enfin pu arriver à bon port, avec l’odeur de « swing » de mes 38 heures sans douche et en un seul morceau.

Demain, le fun et la visite de la ville commencent!

dimanche 1 juillet 2012

Empaquetage!

Alors que je commence à écrire ces lignes, il ne reste que 11heures 25 minutes avant le grand départ. Inutile de vous dire que le stress est à son comble. Heureusement, il ne reste plus rien à faire si ce n'est que d'éteindre cet ordinateur et me coucher. J'ai tout de même décidé de vous faire une petite liste de ce que j'ai amené, pour ceux qui trouveraient cela utile.

Premièremement, j'ai séparé mes bagages en 4 compartiments: ce que je porte sur moi, un petit sac à dos qui sera mon bagage à main, un gros sac d'expédition de 65L et un sac de planche à neige muni de roulettes.

Avant de commencer à faire ses bagages, il est toutefois utile de connaître les limitations imposées par les compagnies aériennes, en particulier si vous avez beaucoup d'équipement... De plus, étant donné que je fais deux transferts afin de réduire les coût, cela fait 3 compagnies aériennes ayant des restrictions différentes à vérifier. Heureusement, après une petite recherche, j'ai découvert qu'il existe un accord de l'IATA (International Air Transport Association) qui fait en sorte que seul le transporteur le plus significatif peut charger le surplus pour des bagages trop lourds ou trop volumineux. Ouf! 2 extras de moins à payer! Dans mon cas, le transporteur le plus significatif est celui qui me fait passer de l'hémisphère Nord à l'hémisphère Sud: LAN Airlines. Ce transporteur me permet deux bagages de soutes d'un maximum de 50 lbs chacuns et 203 cm linéaire (c'est à dire qu'on additionne la longueur, la largeur et la hauteur) et un sac de 17 lbs avec moi.
Après plusieurs frustrations, j'ai réussi à respecter la limite de poids. Malheureusement, il n'existe aucun moyen physique pour que mon sac de planche à neige n'excède pas la taille permise... (LAN ne possède pas de politique pour les articles de sport)
Finalement, afin de décourager les voleurs et les malhonnêtes qui voudraient mettre des trucs pas catholiques dans les bagages, on scelle tous les zippers avec des ty-raps (j'ai aucune idée de comment on écrit ça...). Un autre truc connu est d'utiliser des anneaux de porte-clef.... c'est tellement chiant à enlever! N'utilisez surtout pas des cadenas, ils seront probablement coupés aux douanes.

Sur moi:
- Portefeuille, contenant une carte de crédit, un peu d'argent liquide (environ 100 $US) et mes cartes d'identité.
- Mon passeport
- Une petite pochette secrète attachée autour de la taille, avec une seconde carte de crédit et le reste de mon argent liquide.
- Des bons souliers de marche
- Une montre

Dans le sac à dos pour l'avion:
-  Mon ordinateur portable pour continuer à vous écrire et pour me divertir (avec une petite pochette coussinée pour ne pas l'abimer)
- Mes billets d'avions
- Mes documents d'assurance-voyage
- Des crayons et un bloc-note (Pour me rappeler des histoires à vous raconter! J'ai aussi pris la peine d'y inscrire toute information utile pour le voyage)
- Mes cahier de notes de mon cours d'espagnol (il faut bien que je m'y remette!)
- Un livre de lecture (Mange, Prie, Aime)
- Mon guide de l'Argentine Lonely Planet
- Des Tylénols et des Gravols
- Un iPod pour passer le temps
- Mon appareil photo (chargé bien sûr)
- Quelques collations emballées (mais pas de liquides: interdit à l'aéroport)
- Des sous-vêtements de rechanges (pratique en cas de retard des bagages ou quand le voyage prend 23 heures avec les transits...)
- Un poncho (ils annoncent de la pluie à l'arrivée)
- Un oreiller compressible (TRÈS TRÈS IMPORTANT!!!)
Total: 14 lbs

Dans le sac de 65L:
- Quelques tshirts
- Un jeans (en fait, je le porte sur moi celui-ci, on annonce 10°C à Buenos Aires)
- Une chemise pour sortir
- 1 short et un costume de bain
- Une serviette
- Des vêtements chauds pour la planche à neige (sur-vêtements, joggings, pull, etc)
- Des caleçons (au moins pour une semaine)
- Des chaussettes, dont plusieurs en laine pour le snow
- Mon kit d'entretien de snowboard*
- Mon casque
- Ma caméra GoPro
- Chargeurs, piles de rechange, etc
- Mon sac de couchage, compressé et scellé dans un sac de plastique car c'est toujours cool de dormir au sec
- Kit de toilettage: brosse à dent, savon, shampoing, rasoir, etc...
- Mini pharmacie: antibiotique et immodium en cas de diarrhée du voyageur, ibuprophène pour les douleurs musculaires, multivitamines, barres énergétiques, polysporin, pansements, condoms, etc
- Dictionnaire Français-Espagnol
Total: 40 lbs (on se laisse du poids pour les souvenirs)

Dans le sac de planche:
- Deux planches à neiges (en cas de bris, mais aussi pour plusieurs conditions de glisse différentes)*
- Une seule paire de fixations
- Mes bottes de planche à neige
- Un sac de ride *
- Quelques pièces de rechange
- Équipement de survie en avalanche*: émetteur-récepteur, pelle escamotable, sonde
- Trousse de premier soin *
- Mon manteau et mes pantalons de snow
- Deux paires de mitaines
- Tuque et foulard
- Pôles de trekking *
- Un outil multifonction: couteau, pince, sciseau, débouche-bière, tournevis
- De la corde de 3mm d'épaisseur
- Des copies de la page d'identification de mon passeport, de mon permis de conduire et de mon certificat de naissance.
Total: 48 lbs

Ce petit exercice m'a aussi permis de me rappeller 2 ou 3 trucs que j'avais oublié de mettre dans mes valises... J'aurais eu l'air fin pas de serviette rendu là-bas!

En tout cas, le départ est maintenant dans 10 heures 15 minutes... je ferais bien de me mettre au lit! Réveil à 4h30 demain... beurk...


Ne vous inquiétez pas, je vous tiens au jus pour la suite!

Chargé dans la voiture
Quelques références:
Politique de LAN Airlines
Accord de l'IATA
Comment empaqueter selon CouchSurfing.org

lundi 25 juin 2012

Une semaine...

Plus qu'une semaine avant le départ.

On dirait que je ne m'en rend pas vraiment compte. Tout s'est passé tellement rapidement dans les derniers mois. Suite à mon dernier post, il me restait encore une session d'étude (vive les sessions d'été! .... not). C'était une session très chargée et j'ai eu que très peu de temps pour moi ni pour penser à mon projet. Bon, je l'avoue, ce n'est pas une excuse pour ne pas donner de mes nouvelles, mais disons que j'avais le cerveau ailleurs. Heureusement, j'ai tout de même pu trouver un peu de temps pour faire quelques préparatifs essentiels.


Premièrement, j'ai contacté l'ambassade Argentine au Canada pour connaître les différentes procédures nécessaires. Pour les touristes qui y restent moins de 90 jours (comme moi), il n'y a pas besoin de visa. C'est une bonne chose: un truc de moins à penser. Cependant, il y a un frais de 75$ US à l'arrivée. De plus, comme je n'ai pas pu être engagé d'avance par une station de ski, je n'ai pas fait de démarches pour obtenir un visa de travail. En effet, c'est à l'employeur d'en faire la demande. Je m'en occuperai plus tard si la chance me le permet.

Ensuite, je me suis tranquillement équipé pour le voyage : sacs de transport, sac de couchage, équipement de survie en avalanche, trousse de premiers soins, trousse pour l'entretien du snowboard, caméra montable sur mon casque (GoPro) et autres petits cossins pratiques. (Je reviendrai un par un sur ces différents équipements lors de mes prochains posts.) Heureusement, un de mes bons amis m'a très généreusement prêté quelques-uns de ces équipements afin de réduire les coûts.

J'ai aussi fait affaire avec une clinique de voyage pour recevoir certains vaccins utiles et une prescription d'antiobiotiques en cas de diarrhée du voyageur.

Maintenant, il ne reste plus qu'à faire les valises. Je dois réussir à tout placer l'équipement dans un sac de planche à neige équippé de roulettes et un sac à dos d'expédition de 65 L. De plus, il faut s'assurer qu'aucun des deux sacs ne pèse plus de 50 lbs afin d'éviter l'explosion les coûts extra pour le transport de baggages. Tout un casse-tête!

Bref, j'ai vraiment hâte d'y être, mais je dois avouer que plus la date approche, plus je me remet en questions. Est-ce que je suis assez bien préparé? Ai-je mis assez d'argent de côté pour prévenir l'imprévu? Comment puis-je être sûr qu'il ne surviendra aucune "bad luck" pendant le voyage?
Il faut aussi mentionner que j'ai l'impression d'avoir déjà tout oublié les notions d'espagnol apprises lors de mon cours d'initiation...

Mais bon, j'imagine qu'il est normal de ressentir ce genre de stress, en particulier lorsque c'est la première fois qu'on fait ce type de voyage seul...

Je termine sur ce petit gage d'un été de glisse extraordinaire: certaines stations de l'Argentine ont déjà reçu plus de 2 mètres de neige !!! (snow-forecast.com)
La station Cerro Castor, lors de leur journée d'ouverture le 21 juin